Quelques poèmes et textes sur ma vie de tous les jours. Décrire les petites choses qui paraissent sans importance et qui nous font battre le coeur
PETITE LUEUR
Chut ! Approche ton oreille. Il ne faut pas que l’on m’entende. Quelqu’un, une présence me surveille, c’est la présence de mon ange. Quelque fois j’arrive à lui faire faut bon, tout comme moi il plane sur ses nuages. Personne ne croit à toute cette magie, au surnaturel. Moi non plus d’ailleurs. Pourtant quand ta dernière heure a sonné tu pleures comme un bébé. Tout le monde pense que de là haut devrait se produire des miracles, j’y ai cru moi aussi pensant que, pour nous autres sur terre, de ne rien faire pour nous entraider était la meilleure des solutions. Passer une vie médiocre, se plaindre de ses conditions, de ses malheurs, de ses soucis est toujours la même rengaine. Se laisser assister est aussi facile. Attendre des autres et ne jamais rien donner est tentant. Les beuveries s’accentuent tous les jours, les conditions de vie dégringolent, tu t’engouffres, tu tombes dans le néant. Tu essaies de t’accrocher, de suivre le wagon mais tu es parti trop loin. Le wagon ne t’attend pas. Alors tu demandes à celui qui est en haut de t’aider. Oh, pour pas grand-chose, juste que quelqu’un te regarde, que quelqu’un te considère. Mais tu n’entends aucun son, aucune réponse. Alors tu maudis ton créateur et déçu tu te laisses aller, tu n’as aucun espoir, aucun avenir, tu sombres, la descente aux enfers est inévitable.
Après être redevenu un homme et avoir pris la décision de prendre mes responsabilités, un soir me sentant seul, allongé sur mon lit j’ai fermé mes yeux. Repensant à mon passé je me suis abandonné dans mes songes. Au fond de mon esprit une lueur brillait, mon subconscient m’attirait vers cette lueur, je me laissait aller. Qelle belle lueur! Que c’était beau, oui vraiment beau, elle m’attirait, me réchauffait. Oh que j’avais besoin de cette brillance, de cette chaleur ! Planant sur mon nuage, à laise, léger, je ne voulais pas qu’elle s’éloigne, disparaisse. Cette lueur m’apportait un message. Elle était si belle que je me suis dit que la vie ressemblait à cette lueur, présente dans le soleil, dans la poésie, dans la peinture, dans le ciel, sur les océans, sur la terre, dans les hommes. Je m’étais laissé sombré pendant des années dans le sombre, dans le négatif, dans la saleté, dans l’incohérence, dans le mal. Ma vie ne représentait rien, que du vide. Alors je me suis mis à pleurer comme je n’avais jamais pleuré autant que ce jour là, comme un enfant. Au bout d’un moment la lumière s’est éteinte. Sur mon lit, frustré, je n’osais bouger, je me sentais sal, petit, médiocre. J’étais un être qui n’avait jamais rien construit, menteur, tricheur, alcoolique. Dès le lendemain je me remuais, ma décision d’œuvrer auprès des autres fut prise, je voulais une vie aussi belle que me paraissait cette lumière, mon cœur se réchauffait, mes actions grandissaient. Je m’étais fait une promesse de vivre une vie pleine de bonté, d’actions envers les autres, d’être le modèle pour les autres. De cette promesse pour le moment je n’ai jamais failli. Petite lumière d’être venu me voir ce jour là, merci.
Il ne faut pas toujours attendre tout des autres. Cette lumière devait être le fruit de mon imagination, mais elle a bouleversé le restant de ma vie. Je pense que pour vivre l’homme a besoin de croire en quelque chose, surtout en lui.
JOEL