Quelques poèmes et textes sur ma vie de tous les jours. Décrire les petites choses qui paraissent sans importance et qui nous font battre le coeur
Ayant reçu ces photos concernant le levage du dumper qui
s'était retourné dans une carrière je vous présente ces quelques photos. Le chauffeur s'en tirant sans gravité je me permets de le faire car c'est toujours impressionnant d'observer
ces manutentions.

Une grue de levage de 200 tonnes LIEBHERR

LES CONTRE POIDS

Le dumper se soulève doucement de la rivière

Pour cette grue cela est aussi léger qu'une puce

40 tonnes au bout de la flèche
JOURNEE INHABITUELLE
Aujourd’hui est une journée mouvementée :
Changement de lieu, d’équipe, tout a changé.
De suite l’adaptation devient difficile,
Sous les remarques, les ordres bien imbéciles.
Pour plaire ma cadence doit être augmenter
Sur un engin dont je ne suis habitué.
Cette ronde matinale augmente son rythme,
Le ronronnement de ces moteurs le confirme.
Les énormes cubes d’acier forts bien chargés
Evoluent dans ce relief accidenté.
Soulevées par les roues les poussières se lèvent,
Cette carrière offre son spectacle de rêve.
Vis-à-vis des autres me remettant à jour,
Les automatismes viennent après plusieurs tours.
Le véhicule immobilisé tout conforme,
Vidant mon chargement sur cette plate forme,
La benne simplement vidée de la moitié,
Tout surpris je sentis l’avant se soulever.
Le fait de sauter n’aurait point été sage,
En moi rapidement défilent des images.
Pensant que ma dernière heure est bien arrivée,
Par réflexe au volant je me suis accroché.
Tout tremblant, hurlant, éjecté comme une feuille,
Quand tout s’arrête une main tendue me recueille.
Nous éloignant vite de ce cercueil de fer,
Encore commotionné par ce fait divers,
Courbaturé, souffrant de plusieurs ecchymoses,
D’aller consulter fut la meilleure des choses.
Se déplaçant sur les lieux les sapeurs pompiers
A l’hôpital le plus proche m’ont expédié.
Reprenant mon travail au bout d’une semaine,
Ma peur s’étant envolée qu’à cela ne tienne,
Sur ces engins j’ai continué mon métier
En parcourant les pistes de divers chantiers.
Mes compagnons me soulagèrent de l’histoire,
Ne me rendant pas responsable des déboires.
Une chargeuse au pied de ce fameux remblai,
Sans que je ne le sache le manipulait.
Erreur de communication, erreur humaine,
Tout se termina sans trop de casse ni de peine.
Joel

on le pose et après un petit retournement

on

le retourne

sur ses roues

un joli palan
Un grand merci pour m'avoir remis ces photos. Le poème et les images ne sont pas compatibles.