Quelques poèmes et textes sur ma vie de tous les jours. Décrire les petites choses qui paraissent sans importance et qui nous font battre le coeur
MON BASSIN
Que c’est beau un bassin tout en eau, que c’est calme, reposant, poétique. Parmi les nombreux visiteurs, combien de copains et d’amis sont partis émerveillés avec l’idée en tête que dans les jours à venir ils construiront le leur. Au bout de quelques jours, au bout de quelques coups de pioches, après de nombreuses pelletées enlevées, le bassin se transforme. Une fois que l’eau a atteint le haut niveau, déjà ils courent dans les magasins acheter le matériel de pompage, de filtration. L’eau s’est à peine reposée que les poissons introduits nagent en toute quiétude, contents de posséder un espace plus grand que leurs aquariums de stockages.
Dès les premiers rayons de soleil, dès les premières chaleurs les grincements de dents commencent, l’eau verdit. Alors ces braves gens s’affolent comme tous les débutants, achètent divers produits en magasins et les introduisent souvent avec excès dans l’élément aquatique. Plus l’eau verdit plus on rajoute jusqu’à déséquilibrer et perturber l’équilibre de la flore et de la faune. Plus les poissons tombent malades plus nous introduisons des produits. Par expérience, commettant les mêmes erreurs, je sais que sans lampes UV je n’ai jamais obtenu une eau limpide. Au printemps, tant que mes nénuphars, mes nuphars ne couvrent pas au moins les deux tiers du bassin, tant que les plantes de mes berges ne donneront pas un peu d’ombre en bordures j’aurais une eau plus ou moins verte. Souvent il faut savoir être patient et attendre et ne pas toujours courir chercher un produit. Dès les premières chaleurs du printemps je traite mon bassin au bleu de méthylène et j’introduis de novelles bactéries.
Depuis que je traite de cette manière je n’ai pas eu beaucoup de perte par maladies, j’ai trouvé ma méthode. Donc avec une pompe puissante débitant par rapport au volume, une lampe UV, un bon entretien des filtres biologiques, pour moi des bacs avec mousses et gaines électriques coupées, attendant patiemment que les plantes couvrent suffisamment la surface de l’eau, en traitant au printemps j’obtiens une eau claire et limpide.
Quand au nettoyage du fond du bassin, je le fais tous les quatre ans. Quand il faut y aller faut y aller. C’est la phase la plus désagréable mais quand on aime on ne regarde pas, on lève les manches et on se salit un petit peu, la douche nettoie le reste et les odeurs on les oublient.
Un bassin c’est beau et agréable à contempler mais dégage aussi ces inconvénients qu’il faut surmonter et oublier, quand on prend des animaux, on n’a pas le droit d’abandonner. Mon fils m’aide dans ma tache et j’apprécie.
Quand à la construction du bassin, j’avais de petits terrassiers à mes cotés. Rien ne vaut le travail de fourmis de ces enfants. Ma petite progéniture, mes petits voisins, garçons et filles maniaient pelles, pioches et seaux, toujours avec le sourire. Mais une seule chose que je sais, ce n’est pas l’un d’entre eux qui jettera un caillou aux poissons car ils savent respecter leur labeur. joel