Quelques poèmes et textes sur ma vie de tous les jours. Décrire les petites choses qui paraissent sans importance et qui nous font battre le coeur
Je me suis trop avancé, je suis envasé,
Mon engin patine viens vite le tirer.
Approche ta grosse pelle derrière la benne,
Qu’une simple pression vers toi te le ramène.
Les gestes de ma main guident l’opération,
Te disant à présent de bien faire attention.
Pourrait nous être fatale une simple erreur,
Manœuvre avec prudence et beaucoup de douceur.
Moins vite ! Sur mon siège laisse moi m’installer !
Vivement sur mes freins je me suis projeté,
Car la lourde masse de l’engin reculait,
Sans attendre, sans laisser le temps d’être prêt.
Hé Ho ! Vas doucement mais qu’est ce que tu me fais,
Maintiens bien en place ton énorme godet.
Rapidement glissant le long de la casquette,
A ma frêle cabine il va faire sa fête.
Arrête donc de remuer ta grosse louche,
Je ne voudrais jamais que celle-ci me touche.
Allons donc recule moi ces énormes dents,
Elles me donnent une belle frousse à présent.
Cesse de tirer mon engin va chavirer,
Es tu devenu fou, que t’est il arrivé ?
Repose nous au sol, je commence à trembler.
Cela y est ma dernière heure est arrivée.
Je ne veux pas mourir. Oh non pas maintenant !
Je laisse derrière ma femme et mes enfants.
Retire tes pics du pare brise en éclats,
Copain il me reste encore à faire ici bas.
Lourdement la machine rebondit à terre,
Se libérant définitivement des serres.
Tout éberlué l’autre chauffeur s’agitait
Constatant les fameux dégâts de son méfait.
Sur sa cabine la benne avait bien frappé,
Les montants et les pare brises avaient cassés.
Il ne nous restait plus beaucoup de solutions,
Que d’avertir des fruits de notre opération.
En ces secondes notre avenir basculait,
Le vil sort d’être renvoyés se projetait.
La décision aux responsables appartiendrait.
La male chance, l’affolement nous guettaient.
Aujourd’hui tu ris et le lendemain tu pleures,
La vie est si fragile et parfois nous fait peur.
Notre vie est si belle il faut en profiter,
Ce serait dommage de la voir se gâcher.
Joel