Quelques poèmes et textes sur ma vie de tous les jours. Décrire les petites choses qui paraissent sans importance et qui nous font battre le coeur
Coulures d’encre
Blessé, souffrant, les larmes me viennent aux yeux
Mon bel orgueil les dissimule de son mieux.
Ma vraie amitié je te l’avais bien donné,
Mais aujourd’hui pour toi c’est vraiment du passé.
Ton regard de velours m’ayant réconforté
Lentement ma méfiance s’était relâchée.
En un ange qui resplendissait la bonté
A toi je m’étais littéralement confié.
En relatant les faits dont ma vie s’est marquée
Mes mots tu les avais sagement écoutés.
Un à un se révélant comme un doux poème
Un baiser se posait sur mon visage blême.
Au fil des jours, de ces longs mois, de ces années
Entre nous lentement des liens s’étaient créés.
Dans nos êtres vivaient cette affection trouvée,
Mélange de respect et de sincérité.
Un pressentiment me pressait dans la soirée
Ta présence en ces lieux je l’avais devinée.
Débouchant sur la place en petites foulées
Ma surprise ne pouvait vraiment me cacher.
Pris à ce piège un long frisson parcourt mon corps,
Des sueurs froides sortent et coulent de mes pores.
Ton regard essaie d’attirer mon attention
Essayant d’approfondir mon humiliation.
Figé mon regard fixa un point bien droit devant,
Mon cœur battit la chamade en quelques instants.
Mon visage devint d’un vif trop rougissant,
Mon sang glaça mes vieux membres tout frissonnants.
Ce coup de poignard me rendit plus malheureux,
Peiné de la voir les larmes embuaient mes yeux
Comme meurtri par la sangle d’un long fouet,
Un très lourd sanglot dans ma gorge l’irritait.
Fier en ta présence je ne pleurerais pas,
Ravalant mes sanglots je ne cèderais pas.
Amitié pour bien longtemps tu t’es envolée
De briser nos liens c’est toi qui as décidé.
Sans un vain mot, sans explication, sans un cri,
Un beau jour sans te retourner tu es partie.
Mon amie en silence je t’aime toujours
Dans mes sentiments j’avais offert mon amour.
Ignoré, vidé mon encre a coulé ce soir,
Encre de tristesse et encre de désespoir.
Sur le clavier de mon ordi s’essuient déjà :
- Devine car cela je ne le dirai pas
Joel