Quelques poèmes et textes sur ma vie de tous les jours. Décrire les petites choses qui paraissent sans importance et qui nous font battre le coeur

PROMENADE
D’AUTOMNE
En cette saison d’automne, en ce dimanche disons pour une fois d’accalmie ma fille toute câline se collait à moi, féline frottait docilement sa tête contre mon épaule et ces mots tendres, bien préparés me faisait comprendre qu’elle souhaiterait que je m’occupe un petit peu plus d’elle. S’écarter de mon écran lui rendrait son papa et me ferait un grand bien en reposant mon esprit, mes yeux fatigués, et me permètterait de trouver mes prochaines idées. Pourquoi pas après tout j’aurais besoin d’une pause. Le bord de mer nous manquait pourtant nous n’étions pas si loin. Allez c’est décidé tous les deux nous allons en profiter. Sortons!
Quelques minutes de trajet suffisaient pour longer la rivière du Dossen et déjà nous nous trouvions dans la baie de Morlaix. Dans le lointain le petit port de plaisance calme de Dourduff surmonté de maisons blanches nous accueillait de sa fraîcheur et ses bateaux de plaisances nous souhaitaient la bienvenue. Dans le lointain perdu dans la brume de mer se distinguaient le château du Taureau, l’île Louet et le sémaphore, dernières pointes de terre avant l’Angleterre.
A peine sortis du véhicule que déjà l’air vif nous cinglait le visage. Que c’était bon de respirer cet air salin, mélange d’iode et d’odeurs de goémons. Nous le humions avidement avec grand plaisir. Cela nous prenait les narines et en premier lieu nous étourdissait, légèrement nous enivrait. Nous chancelions avides de ce simple bonheur retrouvé. Ce n’était pas grand chose me diriez vous mais ici nous nous sentions chez nous.
Sur les sentiers côtiers longeant la Baie nous nous rendions à la palud de Kérarmel autre centre ostréicole où à marée basse les bateaux reposant sur la vasière attendaient la prochaine marée. Sur la vase des oies bernaches cherchaient leur nourriture.
Sur le chemin ma fille semblait avoir les mains gelées cela ne l’empêchait pas de continuer en les glissant dans mes poches, une fois d’un coté puis de l’autre pour les réchauffer. Ah papa que ne ferais tu pas pour ta fille! Les prises de photos pour le souvenir allaient bon train et la gamine pausait. Dans un sous bois les entrées dessinées en voûtes formées par les arbustes nous invitaient à l’errance, nous ramassions des châtaignes sortis fraîchement de leurs bogues que nous dégustions sur place. Quel régal! Merci dame Nature!
Se confiant sans cesse, étant à l’aise comme une fille avec son père, cet après midi pour nous était un de nos meilleurs moments de retrouvailles que nous apprécions. A refaire plus souvent !
JOEL


