LES CIGARIERES
Mes vieilles cartes postales enfin retrouvées
L’âme vagabonde je fouille le passé.
Sabots de bois aux pieds marchant sur les pavés,
Toutes vêtues de noir et de coiffes brodées
Qu’elles étaient toutes belles ces cigarières
Vivant à cette époque de la grande guerre.
Le soir en sortant de cette manufacture
Toutes ces bonnes ouvrières à la fière allure,
Par groupes dans un très long cortège formé
Envahissaient les quais du Léon et Tréguier.
En écho les arches du viaduc de Morlaix
Répondaient à tous ces rires et ces quolibets.
Si par un beau dimanche vous vous ennuyez,
Si autour de ce bassin vous vous promenez,
Avec les risées de l’eau laissez-vous bercer.
Faisant le vide autour de vous imaginez
Que vous entendez les pas lourds de ces belles âmes,
Que nous laissent en vrai souvenir toutes ces femmes.
JOEL