Quelques poèmes et textes sur ma vie de tous les jours. Décrire les petites choses qui paraissent sans importance et qui nous font battre le coeur
SAVOIR DIRE JE T'AIME
Depuis mon enfance, j’ai appris que les mots avaient de l’importance. Tout bébé on commence par prononcer GA ! C’est notre premier mot .A la fin de notre vie pour certaines personnes âgées cela se termine par GAGA ! Pour d’autres ce serait Bê Bê ! Mais ne compliquons pas les choses.
Les mots nous les utilisons pour diverses
circonstances, pour discuter, pour se faire comprendre, pour exprimer ses sentiments et son mécontentement par exemple. Les mots peuvent réconforter, rendre heureux ou triste. Dans les disputes
ils peuvent fâcher, blesser, être mal interprétés et peuvent détruire. C’est cela notre langage.
Ces mots je les utilise comme tout le monde tous les jours. Ces mots je les trouve beaux quand on sait les utiliser, les écrire, les lire, les prononcer ; quand on peut parler de romantisme, d’amour, de poésie. Si tu sais les utiliser, s’ils viennent du fond de ton cœur alors tu découvriras quelque chose de beau, de merveilleux en toi et je sais qu’intérieurement tu dissimules un trésor.
Ces mots font mal aussi surtout si la nervosité, la susceptibilité provoquées par la fatigue prend le dessus chez les personnes concernées. Pourtant ces mots ne sont pas utilisés méchamment mais certaines circonstances de notre existence nous font penser autrement. Un mot qui s’élève, qui résonne, qui claque, un mot de trop mal compris, mal interprété et c’est le drame. Le ton monte, chacun se défend, chacun veut avoir raison et c’est le déchirement, la désunion. La catastrophe ! Les cœurs se serrent, c’est la dispute, la colère gronde, c’est l’éloignement.
Je me souviens de l’été dernier lorsque de ta fenêtre tu me demandais : « est ce que tu m’aimes ! », spontanément sans réfléchir je te répondais « oui bien sur ! ». Jusqu’à présent j’avais tout entrepris afin que tu deviennes mon amie. Heureux, fier, un vieux rêve s’accomplissait. Oui, je dis bien un rêve car pendant des nuits blanches je rêvassais de cette amitié.
Pourtant je ne pensais pas qu’une malheureuse soirée aurait ternie cette amitié. Les mots je les utilise maladroitement quand je dois exprimer mes sentiments. Rappelle toi, c’est toi qui m’as demandé si je t’aimais, cela venait de toi, jamais de moi. C’est difficile de dire je t’aime à quelqu’un. Pourtant je ressens ses sentiments au fond de mon cœur, mais de pouvoir les dire c’est autre chose.
Avant cette soirée, avec élégance, avec amour, avec bonheur, venant de ton coeur tu utilisais merveilleusement un mot que j’adorais entendre. Avec moi tu voulais que je t’accompagne dans ton rêve. Oui tu sais de quel mot dont je veux te parler ! Allez ! Tu l’as au bout de la langue. Ne souris pas, je t’imagine souriante. Au fond de ton cœur il est là, n’ai pas peur, dis le ! Allez, je me lance à l’eau, le fameux mot c’est….c’est….. « Parrain ! ». A ta demande, récemment tu voulais que je devienne ton parrain, ton vrai parrain étant décédé cet homme tu ne l’as presque pas connu.
Au sujet de cette soirée, du fond de mon cœur, je te demande pardon, je me suis emporté. J’ai toujours foi en toi, en ton amitié, à tes sentiments.
Ces mots je voudrais les utiliser pour dire, « mon amie je t’aime ! ».Etant du genre timide, comment pourrais je faire pour que tu le saches. Arriverais je vraiment à te le dire ? Depuis plusieurs jours avec impatience j’attends que ta voiture s’arrête devant ma maison. Où sont tes sourires, tes éclats de rire, ta jeunesse pétillante, tes mots prononcés qui raisonnent en moi comme des pétales de tendresse. Venant de toi c’est le délire. Waouh je m’emporte !
« Je t’aime ! », c’est joli, cela raisonne bien. Ce n’est point long et cela sonne avec douceur avec merveille à mes oreilles. « Mon amie je t’aime ! », ce serait mieux plus court « je t’aime ! ». Tiens au fait je viens de te le dire, j’ai osé te le dire. Je pense que je vais m’habituer à cette phrase.
Mais les mots écrits ne sont pas souvent lus et le dire reste difficile. Demain en ta présence aurais je le courage de les prononcer. Pourtant il te suffirait de me dire tout doucement : « Parrain ! » et moi timidement de mon coté je te répondrais de ma douce voix : « ouiiii ! ». D’un élan venant du plus profond de mon être, ces mots tant espérés sortiraient : « je t’aime ! ».
Tu es mon amie et je t’aime du fond de mon cœur. Nous avions projeté des rêves, alors ensemble réalisons les.
Depuis je t’ai remis cette lettre. Tout au long de ta lecture, à chaque mot que tu lisais tu souriais, mon cœur battait très fort. Cette lettre tu l’as enfermée dans ton sac à main et tu nous as parlé de choses et d’autres en insistant sur le mot « Parrain ! ». Avant de nous quitter je t’ai glissé timidement à l’oreille ces simples mots tous tremblants « je t’aime ! ». Tu m’as souri et tu m’as dit gentiment : « tu vois ce n’étais pas difficile de le dire ! ».
JOEL