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Quelques poèmes et textes sur ma vie de tous les jours. Décrire les petites choses qui paraissent sans importance et qui nous font battre le coeur

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si tu as de la peine (texte)




 SI TU AS DE LA PEINE. 

       Si tu as le cœur en peine, viens me voir un matin et ouvre les portes de mon jardin. Je t’accueillerais comme une reine. Ensemble découvrons le merveilleux, ce que nous a offert le bon dieu. 

             Dans mon jardin laisse ta peine. A la place plante des graines, celles de l’espoir, de l’amitié, du cœur, en attendant de retrouver le bonheur. Si tu as le cœur en peine, tu seras toujours ma reine. Alors prends moi la main et allons au petit jardin. 

                                                                                                                                            JOEL

Comme un vrai couple d’amis, je t’ouvre mon paradis. Donne moi la main et dirigeons nous vers le bassin. Comme d’un coup de baguette magique, les oiseaux chantent leur musique et nous invitent aux scènes poétiques. Prévenus de notre arrivée, garnissant l’arche d’entrée, de couleurs richement vêtus, nous souhaitant la bienvenue, la clématite mauve et les pois de senteur, au dessus de nos têtes nous font une haie d’honneur. 

         
Dans la grande vasque piaillent les moineaux qui viennent boire de l’eau. Sous le charme de leur fanfare, rouges de honte, les poissons se cachaient sous les gigantesques nénuphars. Les shubukins dans un va et vient incessant fraient dans leur nage désordonnée en écoutant leur chant. Les carpes multicolores, parées de leur robe de princesse, cote à cote, se frôlant avec délicatesse, dégageant leur grâce divine défilent tour à tour et nous invitent à leur parade sous cette hyme à l’amour. Autour des prêles les gyrins en rythme saccadé tournaient sans jamais vouloir s’arrêter. Sur les haies les merles moqueurs rigolent de voir leur belle farandole, avant de reprendre leur envol.
            Nous prenant pour des amoureux, les roses aux pétales soyeux, à notre passage nous tirent leur révérence. Les volubilis jaloux de nos commères, de leurs lianes entourent les cous des roses trémières, et se mettent à serrer serrer jusqu’à les étouffer. Les plantes courbent leurs tiges sous le vent, penchant leurs fleurs en avant, comme pour nous dire au revoir et nous souhaiter pleins d’espoirs.
 

             Sous le parfum enivrant des œillets, tu ne peux faire que des souhaits. Je vais te laisser partir. Promets moi de revenir.Quand tu es près de moi, entends tu le chant du monde. Tu n’es pas sure de toi, car en ce moment ton cœur gronde. 
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