MONSIEUR L’INSTITUTEUR
Des fameuses années soixante je me souviens
A l’école on se faisait gronder pour un rien.
En culotte courte et portant le tablier
Tous les élèves chaussaient des brodequins aux pieds.
Sans autorisation nous ne pouvions parler
Doigts levés par le maître vous étiez invités.
Pour celui qui enfreignait la règle attention
Il pleuvait alors toutes sortes de punitions.
Avant l’heure les « de corvées » devaient venir
Remplir les encriers pour pouvoir écrire,
Faire du rangement effacer le tableau,
Vider et allumer le poêle pour avoir chaud.
La belle phrase de morale était au rendez vous.
Le maître dévisageait chacun d’entre nous,
Visant le maudit ayant l’audace de fauter
Devant les autres son erreur il l’aurait expié.
Tout le voisinage lui était familier
Comme personnage il avait sa fierté.
Hors de l’école nul ne pouvait s’afficher
Car du doigt l’élève aurait été désigné.
Les bonnes manières et les réflexes étaient appris
Comme le bonjour le au revoir et le merci.
Le pardon et le s’il te plait s’en sont suivis.
Merci Monsieur je les utilise aujourd’hui.
JOEL