LE MURMURE D’UN REFRAIN
Couché sur le ponton du bassin
Doucement je prête l’oreille,
Entendant le murmure d’un refrain
De quelqu’un qui chante à merveille.
Pour écouter faisant moins de bruit
Dans les arbres le vent s’adoucit.
Bercées les fleurs s’ouvrent au chaud soleil.
Lentement le jardin se réveille.
Accompagnant de leurs belles chansons
Tous les oiseaux unissent leurs dons.
Tout charmé par cet hymne à l’amour
Mon cœur troublé ne fit qu’un seul tour.
Par la fenêtre de la maison
Une scène attira mon regard.
De découvrir ce qu’est l’affection.
Pour apprendre il n’est pas trop tard.
Tout allongé sur notre grand lit
Maman et bébé étaient unis.
Dans ses bras la mère tenait l’enfant
Qui souriait en gesticulant.
La menotte légère comme une mouche
Tendrement posée sur la bouche,
Profitait de ses nombreux baisers
Que sa maman pouvait lui donner.
Sous le charme de la douce voix
Le tendre bambin les bras en croix,
Emerveillé par les louanges
Ressemblait à un petit ange.
Tous deux se sentant seuls au monde
Profitaient bien de ces secondes
Qui font accélérer notre cœur
Dans ces rares instants de bonheur.
Tout à coup je me sentis tout fier
Me disant que j’étais son père.
Dans ma vie les biens les plus précieux
Se trouvaient juste devant mes yeux.
Lentement je me suis dégagé
Sans bruit et sans me faire remarquer.
Sur le ponton je suis retourné
Pour eux je me suis mis à rêver.
JOEL