Rose que j’aime
Rose humée pour ton odeur,
Pour moi tu n’es que bonheur.
Rose à la tige d’épines,
Piquante tu m’égratignes.
Rose aimée pour tes pétales
Bien grimpante tu t’étales.
Rose couleurs arc en ciel.
Tu resplendis au soleil.
Rose rouge pour l’amour
Caresse de doux velours.
Rose blanche du silence,
Dignité et innocence.
Rose jaune délicieuse,
Infidèle et capricieuse.
Rose corail ou désir
Impatiente de plaisir.
Rose noire de la mort
Plus d’espoir car je m’endors.
Rose bleue inaccessible,
Magnifique et impossible.
Rose rose d’élégance
Pour mes romantiques ambiances.
Rose qui pousse partout
Tes senteurs me rendent saoul.
Joel
Pour ma fille
Peinture acrylique sur papier Canson
Ecarte toi !
Ressentant de loin ses embruns la mer m’attire.
Me promenant sur les dunes mon cœur chavire.
Se brisant bruyamment les vagues font écho
En projetant sur les roches leurs trombes d’eau.
« Viens plus près de moi, approche gentil humain.
Que la beauté de mes flots guide ton destin !
Viens vite découvrir mon univers liquide.
Abandonne la terre et ses êtres perfides !
Dorénavant pense au repos de ta vieille âme.
Qu’elle se laisse apprivoiser par mon doux charme !
Profite de te ballotter dans mes remous.
Sombre pour éviter les hommes et leur courroux ».
Inconsciemment mes jambes suivent le chemin
Me portant sur cette plage pour prendre un bain.
Soudain des cris stridents résonnent à mes oreilles,
Encore plongé dans mon drame me réveillent.
Autour de moi voltigent mouettes rieuses,
Goélands argentés aux mélodies affreuses.
« Sauve toi du piège! Vas t’en gentil humain,
Retourne de suite, rebrousse ton chemin.
Pour toi la vie peut encore porter ses fruits,
Aussi supprime les cauchemars que tu fuis.
Tes responsabilités une fois pour toutes
Prends les afin qu’en toi il n’y ai plus de doutes.
Montre et prouve tes belles valeurs à ton monde.
Ecoute ton coeur d’envie de s’ouvrir il gronde.
Ne te laisse pas envahir par ton passé,
L’avenir est devant toi il faut avancer ».
Retournant sur les dunes l’esprit plus léger,
Pour une fois cette mer je pus l’admirer.
Les volatiles par leurs danses majestueuses
Se jouaient des vagues devenues dangereuses.
Joel
Tableau Joel
Peinture acrylique 41x33
Le lagon bleu
Oh la la ! Que ne ferais je pas pour vous plaire.
Bien sur que trouver de mieux pour vous satisfaire
Que de vous écrire un ver terminant par o,
Voyelle rimant bien avec le mot tableau.
Et oui ! C’est bien de celui-ci dont il s’agit,
De ces îles pour vous donner la nostalgie.
Traçons quelques traits légers pour la mise en page,
D’appuyer sur le crayon ne serait pas sage.
Teintons le fond. Bleu de Prusse et blanc se mélangent,
Pour peindre l’eau la couleur Outremer m’arrange.
Dans vos doux rêves imaginez ce beau lagon
Qui enchanteur s’étale jusqu’à l’horizon.
Pressons aussi sur le tube de vert foncé
Que pendent les sombres ramures des palmiers
Faisant de l’ombre précieuse au bord du rivage.
Que les ocres garnissent les cases à paillage.
Etendez vous sur le sable chaud de la plage
Profitez de cette splendeur du paysage.
Pour une fois ce charme, Paradis lointain,
Se trouve là devant vous à portée de mains.
Penseriez vous vous bronzer du soir au matin ?
Un peu de pâte brune vous donnerait du teint.
Petit à petit sur la toile se profile
Une des plus rare beauté que sont ces îles.
Joel
Morlaix et son viaduc
Ville de lumières
D’un très joli clin d’œil en baissant les paupières
La ville me plait brillante de ses lumières.
« Mon bel ami viens découvrir tous mes secrets
En période de Noël mon cœur t’est grand ouvert! ».
Vertes, blanches, rouges, de toutes les couleurs,
Les illuminations m’attirant par leurs douceurs,
Revêtues de leurs soigneux apparats de fêtes
Montrant leurs richesses me font tourner la tête.
«Allez-y, approchez, regardez messieurs-dames ! »
Résonnent les hauts parleurs vantant leurs réclames.
« Allez, achetez, servez-vous petits et grands,
Sur les étals tout doit se vendre sur-le-champ! ».
Sur les trottoirs se meuvent des serpents humains
Aux airs renfrognés, à l’empressement malsain.
Emportant dans leur bel élan ma nonchalance.
Longs flux auxquels je n’oppose de Résistance.
Dans les supermarchés règnent les bousculades
Et dans l’énervement je risque l’empoignade.
Gare à celui qui flânera dans les rayons
A coups de caddies il n’y a pas de pardon
Des porte-monnaie sortent les cartes et les sous.
C’est à celui qui rendra l’autre plus jaloux.
Dans les rues bondées les voitures me klaxonnent.
De leurs tintamarres mes oreilles résonnent.
Que la dite « ville de gaîté » me pardonne
Ayant passées du temps en ces lieux j’abandonne.
C’est que déjà me manque mon petit chez moi
Près des champs labourés bien entourés de bois.
Marchant de plus en plus j’accélère le pas,
Fuyant ces foules stressées que je n’aime pas.
« Reste, reviens, notre bruit n’est qu’une habitude,
Mes brillances captiveront ton attitude ! ».
Loin de la cité bourdonne encore la ruche,
Grouillant de mortels vêtus comme des peluches.
Les véhicules fumants circulant en tout sens
Emportent avec eux un mouvement de gens.
En ces jours saints la neige tombe abondamment,
Un des plus beaux cadeaux pour nos plus jeunes enfants.
Chaque être fête Noël à sa convenance.
De voir les autres heureux a le plus d’importance.
Joel
Meilleurs voeux 2011
Peinture acrylique Joel-Morgane
Tableau 41/33
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