Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 21:32

 

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Les rubans de fumée

 

 

A chaque fois que je longe une voie ferrée

Ailleurs dans ma tête je me mets à rêver.

De belles images lointaines vont m’obséder,

Scènes envoûtantes de pays ensoleillés.

De parler de ces réseaux, de gares ou de ponts

D’excitation tout mon corps vibre à l’unisson.

 

Parcourant infatigablement la campagne,

Remontant les pentes des très hautes montagnes,

Suivant les bords de mer par les sentiers sauvages,

Portant à travers le pays tous ces messages,

S’échappent au vent les rubans des locomotives

Annonçant de loin que les lourds convois arrivent.

 

Allons plie ton journal mon cher voyageur,

Empoigne ta sacoche, tes joies ou tes pleurs.

Attention à vous parents gardez vos enfants

Car les roues de fer happeront les imprudents.

Tenez donc ses petites mains très fortement

Un malheur arriverait dans l’empressement.

 

Apparaît au loin dans la courbe interminable

Un point aux dimensions réelles insoupçonnables.

Les amants se donnent leurs dernières embrassades.

Les amis et copains s’activent aux accolades.

Tambourinent fort dans leurs cœurs inconsolables

Des émotions de tristesses bien incontrôlables.

 

Allons donc fait résonner ton sifflet chauffeur,

Brave mécanicien éponge ta sueur.

Cette énorme machine s’avance en bruissant,

Ces vieilles bielles réglées tournent en ronronnant.

Stoppant devant les quais un crissement de freins

Perça l’atmosphère de ce matin serein.

 

Laissez descendre et après prenez donc vos places,

Les meilleurs sièges se présentant près des glaces.

Mais méfiez vous d’afficher vos yeux très sensibles

Ou les escarbilles les prendront comme cibles.   

Profitez ainsi pendant tout ce long voyage

De contempler de nouveaux et beaux paysages.

 

A la pendule la grande aiguille a bougé

Nous disant que le départ va être annoncé.

Déjà les hauts parleurs se mettent à grésiller.

Des poches sont de sortie les mouchoirs froissés.

C’est l’heure. Les portières se ferment aussitôt.

Le chef de gare peut agiter son drapeau.

 

En laissant échapper sa vapeur en nuage

Tout lentement le grand monstre d’acier s’engage.

La cheminée veut participer à la scène

Ses halots de fumée lâchés en grands ronds s’enchaînent.  

Tout au loin certains cherchant  leur destin s’effacent.

Mais dans les cœurs leurs départs laisseront des traces.

 

Joel 

Par jojodutrain - Publié dans : poème
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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 18:37
Fait en duo avec mon amie Valérie

Doux réveil

Etait ce une illusion ou la réalité
Car parfois je me le suis demandé.
Faut il avoir le coeur vraiment en peine,
Mon âme errait dans un autre domaine.
Souvent notre belle imagination
Nous amène à nous poser des questions.
Malgré toute ma terrible souffrance
De bien réagir pas à pas j'avance.
Soudainement au détour de ma route
Mais après grande réflexion j'en doute,
Un ours je me souviens de rencontrer
Par sa présenceje fut effrayée.
Avec ses mots de vulgarité
Avec ses crachats souvent projetés,
Avec ses dents ébréchées et jaunies
De l'embrasser je n'avais nulle envie.
Le grand déhenchement de son corps lourd
Remit mon esprit en place en ce jour.
Je ne peux fréquenter me suis je dis
Un être aussi vil pour passer ma vie.
Petit à petit retrouvant le sourire
De mon émotion je me mis à rire.
De trouver mon moral d'un coup de dé
Je sais vraiment que ce n'est point gagné,
Dans cette vie à force de lutter
Pour sortir du noir je dois espérer.
Rêvant d'un homme un peu plus distingué,
Il m'était toujours possible de rêver,
Je voulais tant comme Prince Charmant,
Un homme simple, gentil et amusant.
De bon matin je me suis réveillée
Heureuse je me suis mis à fredonner:
"Le destin en a décidé pour moi,
Mieux qu'un beau prince il m'a donné un roi".

Valérie et Joel 
Par jojodutrain - Publié dans : poème
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Samedi 23 janvier 2010 6 23 /01 /2010 13:00


Pour ma fille Morgane

Toujours attendre

Secoué de soubressauts, de pleurs et de larmes,
Sur les marches d'un escalier lieu de ce drame,
Un enfant d'une huitaine d'années à peine,
Tout esseulé s'apitoyait sur sa déveine.
 
"Mais que t'arrive t' il donc mon jeune garçon
Pour que tu te lamentes de cette façon?
Si tu continues tes jérémiades poussées
Tout notre lotissement va être alarmé!"

"Maman n'est pas revenue de faire ses courses,
Elle me manque tant sa présence si douce.
J'ai hâte de la voir il faut me comprendre.
Le coeur fortement serré je dois donc l'attendre".
 

Certains enfants demandent beaucoup d'affection, 
Une absence devenant signe de sanction.
Vraiment c'est si beau de voir les êtres s'aimer
Qu'il serait dommage de les voir séparés. 

 

Ne pouvant rester ainsi haut comme trois pommes,
L'enfant au fil des ans est devenu un homme.
Du temps de son adolescence il s'en rappelle
Son âme garde les images les plus belles. 

 

Chacun va de son bord et quitte la maison,
Chacun mène sa vie changeant de direction.
Tous les coeurs amoureux suivent les êtres aimés.
Les parents à leur sort semblent bien abandonnés. 


Derrière une fenêtre les rideaux s'activent
Nous laissant apparaître une ombre bien chétive.
Traînantes, courbées les formes d'une femme
Dont l'age avancée a eu raison de sa flamme. 
 


Lentement ses meilleures années ont défilées
Occupée à blanchir, nourrir ou repasser.
Aucune fatigue ne lui fut épargnée:
Dorlotter, soigner, racommoder et veiller. 

 

Toujours en chasse d'une présence fortuite
De pouvoir parler serait l'aubaine de suite.
Que les journées lui semblent vraiment difficiles,
Ruminante, protégée de ce monde hostile.

Aujourd'hui à son tour c'est elle qui attend
La venue tant rêvassée de tous ses enfants.
Quand cachée elle songe silencieusement,
Ses doigts étirent les rideaux nerveusement.
 

 Quand la belle famille s'affaire autour d'elle,
De ses yeux bleus ressort une expression nouvelle,
Scrutant les émotions d'amour dans les visages
Conservant dans son souvenir la moindre image.

Pour les voir rester elle donnerait tous ses biens.
La vie en décide autrement elle le sait bien.
Etant notre beau cordon pendant tous ces ans
Toute la vie tu vivras en nous ma maman!

Joel

Mes meilleurs voeux de bonheur à tous. Bisous. 
 




 

 

Par jojodutrain - Publié dans : poème
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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /2010 21:52

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C’est l’hiver.


Aujourd’hui est passé en un temps de saison

Bloquant la plupart des gens dans leurs maisons.

Lentement des cheminées les fumées s’élèvent

En offrant leurs écharpes au soleil qui se lève.  

 

Bien paisible la campagne engourdie somnole

Habillée de son manteau de poudreuse molle.

A présent le froid règne en Maître. C’est l’hiver,

Pour les vivants symboles de joie ou d’enfer.

 

Contre les talus exposés se forment au vent

En dos de chats des congères tout frissonnants.

Parée de blanc immaculé dame Nature

Sévira malheureusement de ses froidures.

 

Dans cette ornière profonde l’engin s’avance,

Chargé, aplatissant tout sous ses roues immenses.

Malheur à l’opportun qui subira son poids,

La masse de fer n’éprouvera nul émoi.

 

Des bennes vidées en plusieurs rangées de tas

Les mottes roulent libérant tous leurs appâts.

Quelle belle aubaine pour tous les volatiles

Qui des airs scrutent ces offrandes bien subtiles!

 

Une aigrette à l’affût sur son perchoir de glace

Fond sur un mulot lui portant le coup grâce,

Impassible se faufile dans les ajoncs

Pour savourer ce festin qui semble si bon.

 

Tant affamés les vanneaux en habits plaisants

S’associent à la présence des goélands.

Holà! Gare aux imprudentes bergeronnettes

Qui veulent s’emparer de ces repas de fête.

 

Dandinant par terre sous ce vent qui enivre

Ces êtres ne sont jamais peureux pour survivre.

Très effrontés se moquant du monstre d’acier

Très près les seigneurs du ciel se sont rapprochés.

 

La restriction des vers pénalisant chacun

Pousse à jouer du bec pour chasser les copains.

Les plus gros n’étant point adeptes du partage, 

Soyez parées les mésanges pour l’accrochage.

 

Le froid est là. Pour se nourrir chacun surveille

Le premier faux pas du faible qui se réveille.

Les flocons tourbillonnent silencieux et légers,

Jolie farandole de papillons ouatés.

 

Joel

Par jojodutrain - Publié dans : poème
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 20:25


 
Cueuillettes

 

Ombrelles chapeaux pointus,

Rouges vifs rouges qui tuent,

Champignons très attirants,

Et gare aux plus imprudents.

 

Le paysage d’automne s’est transformé,

Sous les plus grands arbres les feuilles sont tombées.

Poussées par les grands vents elles se sont amassées,

En formant des congères de couleurs fanées.

 

Palettes chatoyantes,

De formes différentes,

Rosés, girolles, morilles,

Le bonheur de nos papilles.

 

Les sous bois vêtus de leurs tapis de saison

Se couvrent de châtaignes et de bons champignons,

Faisant le jeu des enfants munis de paniers

Qui se promènent sous les plus grands châtaigniers

 

Bonnes châtaignes grillées,

Saveur de marrons glacés,

La douceur de nos noisettes,

Le régal de nos cueillettes.

 

Sur le sol les bogues s’écrasent sous les pieds.

Pour manger cassées les noisettes sont triées.

La nature veut faire plaisir aux gourmands,

Savourant ce bonheur les bambins sont contents.

 

  JOEL

 

Par jojodutrain - Publié dans : poème
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /2009 20:28


Poème de mon amie Sophie
http://suroit29.skyrock.com/3.html

La princesse au rocher

Seule , assise sur la grève
Son regard perdu vers l'horizon
Son ame voguait vers un doux reve
Qu'elle chassait sans aucune raison

Elle revait d'etre une princesse
ça existe sans prince charmant ?
Elle revait de tendresse
Son regard noyé dans l'océan

Seule , assise sur son rocher
son regard perdu vers l'infini
Son ame voguait vers un voyage passionné
Qu'elle chassait rapidement de son esprit

Elle revait d'ouvrir son coeur
de plonger son regard dans ses yeux
Elle revait d'oublier ses rancoeurs
Grace à celui qui panserait ses bleus

Seule , assise au bord de l'eau
Son regard perdu dans l'océan
Son ame voguait vers un pays chaud
Qu'elle chassait au vent

Elle revait de lui offrir une pierre précieuse
en lui confiant un clé
Mais elle reste songeuse
A qui confier la clé qui ouvre le coffre de ses pensées ?

Notre princesse a bien rencontré des hommes charmants ,
gentils , doux , patients, taquins , coquins
Un jour viendra où elle rencontrera son prince charmant ,
Elle puisera dans ses yeux la force pour éffacer son chagrin

Le vent s'est levé et lui a chuchoté
Oh ma douce réveille toi
Le prince charmant n'existe pas !
La princesse s'est levée et à quitter son rocher ...

Elle devait trouver la force de quitter sa cage dorée
Celle dans laquelle elle s'est enfermée par peur du bonheur
Trouver enfin le chemin de la liberté
Celui qui l'ammènerait à ouvrir enfin son coeur

Le vent lui a soufflé vie ton reve mais arrete de rever ta vie ...

Sophie

Par jojodutrain - Publié dans : poème
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /2009 00:12




Pour aider mon amie Crystelle   
http://drdes-espoirs.skyrock.com/

Qu'en pense tu ?


Je n'ai pas le courage de faire plus fort ou plus mal ... je suis désarmée...
je suis handicapée !

JE ne peux m'empêcher de réagir devant cette pancarte !
On m'a expliqué que c'était pour mon bien.
Pourtant cette pancarte me fait mal !!!

Je suis Suisse, née en Suisse de parents Suisses. J'ai toujours travaillé en Suisse et pour nul autre pays. Seulement 2 ans avant les faits, j'ai déménagé en France Frontalière.
Je vais condenser mon histoire qui est triste à pleurer.
Je veux éviter de vous faire mal.

Un accident (tort à 0%), un gros bobo, une famille disloquée, et personne pour nous aider.
Je n'ai plus de parents. Mes enfants sont trop petits.

La ville de Genève répond, il y a trop d'abus !!!

Et je me suis retrouvée seule avec une petite fille de 6 ans, sans rien ni un sou - pendant plus d'une année !

PLUS DE 365 JOURS SANS POUVOIR MANGER OU PAYER MON ASSURANCE MALADIE !!!

( électricité, chauffage, etc... tout ces détails presque insignifiants de la vie quotidienne)

Je veux bien travailler, mais donnez- moi ce travail, car je n'ai pas la force de le chercher.
Ni la force de m'y rendre.
En ce moment je me reconstruis.

En voyant cette pancarte, je m'interroge: Qui a part moi, (comme tout handicapé) ou personne directement touchée par un handicap à travers ses proches ou son travail réalise, l'impact de cette campagne d'affichage ?

Je pleure aujourd'hui en découvrant cette pancarte...
Elle ne plaide pas ma cause d' handicapée.
Elle me montre du doigt, elle me traite de parasite !

Pourtant je n'ai rien fait de mal,
Je demande juste que mon pays prenne un peu la relève.

Alors si tu m'aimes un tout petit peu :
Si toute cette propagande est réellement faite pour une bonne cause, avant de me jeter dans la fosse aux lions, Toi ma Suisse que j'aime tant, averti-moi !
Car je suis une personne handicapée et je dois être traitée avec douceur et délicatesse car tout ou presque rien, m'est douloureux.
S'il te plait, si tu m'aimes un petit peu, parles de ma personne doucement, avec des mots d'amour.
Si tu m'aimes un tout petit peu, laisse les maux assassins pour les cœurs secs !
Car même handicapée, je suis sensible et je sais lire.

Tu es ma mère patrie
J'ai besoin de toi pour VIVRE

 


Explication chez Virginie Je n'ai pas le courage de tout vous expliquer... je suis sous le choc... et l'explication officielle de l'AI. ( service de l'état Suisse)

Ce qui me choque c'est qu'en disant qu'on veuille m'aider on me frappe ! Et tous le monde trouve ça normal. Alors je m'interroge... et t'invite a t'interroger.

Pour aider un homme a terre, tu le roue de coup de pied?
Pour donner du courage à celui qui sort de l'hôpital handicapé, tu lui donne un revolver ?
Pour l'aveugle qui demande son chemin, tu lui jettes des cailloux?...
Pour l'enfant qui se perd, tu lui donne de fausses indications?

J'aimerais que quelqu'un trouve les mots pansements pour le mal que cette pancarte me fait.


Je suis déçue... je suis triste...
Je me sens rejetée... je me sens traînée dans la boue... je me sens mal aimée..
J'ai honte pour mon pays...
je vous demande pardon de ressentir tant d'émotions qui me font mal car je vous vous les fait partager,
Je n'aimerais vous donner que mon amour. [/size]    [size=16px] Crystelle

                              
Mes amis , amies  si chacun pouvait faire suivre ce méssage  je crois que l'on ferait un grand pas pour aider ces gens et nous ferions reculer l'idiotie des hommes . Je vous remercie pour tous ces hommes et ces femmes qui souffrent et n'oubliez jamais que chacun peut se retrouver à leur place .
 Bisous à tous et à toutes et un gros merci    joel

Par jojodutrain - Publié dans : poème
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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /2009 22:27

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VOYAGE DANS UN REVE.

 

 

                       Des paroles étranges m’interpellèrent, pas à pas je me dirigeais vers la provenance de la voix. Arrivé près d’une porte dissimulée dans la haie d’un jardinet, une jeune fille au visage familier m’attendait. Elle me prit par la main, m’expliqua qu’elle voudrait me présenter un de ses plus beaux rêves. Afin que celui-ci se déroule et se réalise dans ce nouveau royaume, il faudrait que je rêve en même temps quelle pour qu’elle reste au paradis des rêveurs, une fois franchi le porche , pris dans un tourbillon interminable, je me trouvais sur la CONSTELLATION de HENALE.

                        Ce nouveau ciel, féerique à la limite du comique vu par un humain qui n’est pas habitué à voir un tel spectacle, s’illuminait d’astres plus gros que le soleil qui roulaient sur eux même sur leurs axes. Ce firmament dans son sommeil nous offrait un feu d’artifice d’étoiles filantes,  un défilé de planètes en tout genre, colorées, difformes, réfléchissantes de lumières, et de plus en plus belles.

                         Ici, bizarrement la nature est toujours concillante, toujours en éveil, elle se transforme suivant notre  humeur du moment. Par la pensée les saisons changent, les intempéries se commandent à notre gré. Des bois remplis d’arbres aux quarante souhaits, descendant leurs branches  pour nous servir avec abondance  des fruits magiques aux goûts exquis, aux parfums souhaités, s’étendent à perte de vue.
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Dans ce royaume où  les rois habitent des maisons de papiers mâchés, de cartons ; où les pauvres font l’aumône aux riches ; où les chênes se plient volontiers devant les roseaux, faisant leur révérence ; où le seigneur se met au service de la fraternité, tous sont unis autour d’une même idée, combattre le mal et la pauvreté. Ici nos rêves apparaissent comme une image réelle et se concrétisent comme  telle ; où les gens marchent aisément sur leurs mains quand ils se sentent épuisés ; où on arrête le travail aisément quand on veut mieux s’amuser, nos ombres nous remplaçant pour accomplir notre tache, car les habitants ont le temps, les horloges ne comptent plus les secondes, l’heure n’a pas d’importance. Dans tous  les villages règne la gaîté, des gens heureux font la fête sans cesse, se prenant par les mains, dansant en grandes farandoles du levant au couchant. Pour les moins fatigués et les plus résistants s’en suivent de longues nuits de romantisme, d’étreintes prolongées, de caresses interminables, d’actes d’amour. Comme par enchantement, pour tous ces couples, les fleurs en forme de trompettes sonnent l’hyme à l’amour. Au petit matin des carrosses couleurs de nacre conduis par des nobles et les princes servant de laquets s’arrêtent devant les lieux de réjouissance pour raccompagner les convives éreintés. Suite à ces nuits de plaisirs, pour requinquer les plus atteints par manque d’habitude, les ôtes distribuent des boissons de leur composition faites d’un mélange de nectar de pétales et de safran se trouvant dans ces lieux mystérieux, aux parfums de liberté, de bien être et d’amour. Déjà les vapeurs des mélanges agissent sur les individus et ceux-ci sont déjà prêts à recommencer leurs déboires jusqu’à la nuit prochaine.

                            La jeune NAHELE en tenue de cavalière m’accompagna dans les terres hautes. Comme des lucioles, les plantes lampions de leurs boutons fluorescents nous signalent le chemin. Sur notre passage les fleurs aux corolles arrondies, de leurs cymbales accompagnent le chant des oiseaux de ce paradis. Nous arrivons dans de vastes  plaines aux pâtures verdoyantes s’étendant sur l’horizon à perte de vue, dominées par une  chaîne de montagnes où, étagées, de grandes cascades d’eau  descendent comme des grappes d’argent giclant leurs perles de lumière en nous souhaitant la bienvenue sur le territoire adjacent. Quel spectacle ! Quelle beauté ! Quel lieu insolite ! De quoi faire rougir un paysage islandais. 

 

                             Au loin à la limite du ciel se distinguaient de Copie-de-145889354-small-1-.jpg s volutes de poussières émises par le galop d’une horde de chevaux sauvages, libres comme le vent qui se dirigeaient vers notre position. Arrivés à notre hauteur ils ralentirent leur pas et se mirent à nous encercler, ne nous laissant aucune alternative que de nous laisser surprendre et d’obéir à leur volonté. Ma jeune amie se rapprocha du chef du troupeau, le caressa à l’encolure, lui adressa quelques mots à  l’oreille. Lentement elle me dévisagea, vint se blottir chaleureusement dans mes bras. « Je suis arrivée à destination mon tendre ami, ici revivent les âmes des chevaux, ils ont besoin de mon affection, de mes soins. Je dois te laisser pour accomplir mon rêve, embrasse pour moi tous ce que j’aime  et dis leur que je suis heureuse. Je ne t’oublierai jamais ». S’accrochant à la crinière elle monta énergiquement sur sa monture, me renvoya un joli baiser de la main. Rapidement tout le troupeau s’éloigna pour aller se perdre à l’horizon par où il était venu.

                             Resté seul un long moment dans ces verts pâturages, je m’allongeai dans l’herbe tendre pour méditer au sujet de mon aventure où exténué par ma longue marche, je m’assoupis.

                             « NAHELE ! NAHELE ! » Brusquement je fus tiré de mon sommeil mon épouse venait juste de me réveiller, resté seul allongé pour un instant sur notre lit je m’étais assoupi. Je repensais à ce fameux rêve et je me mis à sourire, avais je vraiment rêvé. Ce qui fut étrange c’est que le soir, étant resté sans nouvelles de mon amie pendant quelques jours, la jeune fille communiqua avec moi le soir même.

 

                                                                             JOEL




 

Par Joël - Publié dans : poème
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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /2009 18:23


Tu es ma conscience

 

                Je reviens sans cesse et je reste prostré devant ton blog. Est-ce que tu me fais peur ? Pourtant tu es une femme et je suis un homme. De corpulence je me sens plus fort que toi. Ai-je peur de toi ou ai-je peur de moi ? Ai-je peur que mon passé me rattrape ? Ai je peur de ma vie ? Ai-je peur de la vieillesse ? Ai je peur de ne plus être aimé ? Tout se trouble en moi, tout s’embue devant mes yeux, de la ouate envahit mon cerveau comme si cela agissait pour me faire oublier un mal. Mais quel mal ? Que c’est dur de pleurer la nuit, d’avoir des nuits agitées, de se réveiller en sursauts et tout en sueur, de voir toujours ce passage de film qui te trouble.

                 Dans ton esprit, dans tes rêves tout est noir. Bien noir et lugubre. Tu as peur, trop peur. Esseulé tu luttes, toujours cette lutte. Tu cries, tu te débats, Tu voulais mourir et là tu veux vivre.  Ce film tu le connais par cœur, c’est toujours le même film sur ta peur. Tu es loin d’être courageux, tu es un lâche.  Tu as peur de la mort, de ta mort. Quel lâche ! Ta vie tu n’en voulais plus, tu l’as tellement gâchée que tu veux t’en aller, disparaître. Quand c’est le moment de rendre des comptes, pris devant le fait tu te bats. Le combat est inégal. O oui qu’il est inégal ! Que faire devant ses flots déchaînés qui te noient ? Tu te mets à hurler que tu regrettes le mal que tu as fait ; que tu désires à l’avenir d’être meilleur ; que tu vas te combattre et avancer ; que tu vas construire une autre vie si tu t’en sorts. Encore des promesses et toujours des promesses. L’habitude de tricher quoi ! Je suis un homme cela se voit. Non !

                 Ce soir je reviens plus détendu et je me dis que cette peur venait de moi, que plus je me renfermerais  et plus j’aurais peur.  Tes mots m’ont touché, m’ont remué. Tes mots m’ont fait comprendre qu’il faut que j’aille de l’avant, que j’arrête de pleurer sur mon sort, sur ma tragédie. La vie est faite de hauts et de bas et que l’on peut s’en sortir. Le tout c’est de pouvoir et surtout de le vouloir. Je le peux et je le veux !

                  Pendant que j’écris ces lignes mes yeux larmoient. Que c’est dur de retenir ses larmes, mais cela fait du bien quand elles coulent et nettoient mon cœur. Belles larmes chassez les mauvais souvenirs et laissez place au bonheur ! Que cela fait du bien de pleurer mais devant toi en ai-je le droit ? Qui es tu pour me juger ? Qui es tu pour me contre dire ? Qui es tu pour vouloir me guider ? Tu es ma conscience, ah oui je vois ! Tu veux savoir la vérité au sujet de cette terrible nuit. Mais toi seule la connais et tu sais ce que veut dire le mot lâcheté.

                  Dois je laisser ce mal et ce souvenir m’emprisonner, me rendre esclave de ma conscience, de la vérité, de ma vérité ? Non je dois m’en débarrasser, je dois continuer de vivre comme jusqu’à présent. Ce n’était qu’un accident ! Qu’un simple accident du à notre maladresse. Je l’admets. Je le reconnais.

                  A présent je me réveille, je me sens bien, très bien même. Que c’est t’il passé ? A oui je crois que j’ai rêvé. Oui c’est cela un mauvais rêve, mais je vais vite l’oublier.

                  Non je n’ai plus peur de toi, de tes mots. Je sais que tu voulais que je parle. Tu voulais que je me montre courageux. Je pense que je l’ai fait. Oui je viens de le faire. Tu ne sais pas quoi et bien d’un coup je me sens grandir. Oui grandir et me comporter en homme. Si d’avoir le courage de reconnaître ses propres erreurs c’est être un homme alors je le suis.

                  Pendant des années j’ai pensé comme ce que je t’ai raconté dans ce texte. Pendant des années je suis resté pleurer sur mon sort et cela m’a poussé à commettre bons nombres d’erreurs. Je voudrais te dire mon amie que je m’en suis sorti vainqueur. Aujourd’hui je garde cette histoire en mémoire pour ne pas oublier d’où je viens et surtout les maladresses que j’ai commis, mais sache que je vis en hommes heureux et quand je veux m’amuser  je m’amuse. Mon histoire  je m’en sers pour la raconter à celui ou à celle qui souffre et qui se plaint tout le temps pour leurs montrer que d’autres peuvent être plus malheureux et que l’on peut s’en sortir même face à la mort.

                   Aujourd’hui je suis heureux d’avoir fait ta connaissance ma conscience. Très heureux. Ma vie n’est pas faite que de remords et de tristesse je peux en sourire et rire aussi. Je me sens bien dans ma peau,

et toi ? Tout ce que je t’ai marqué était il le fruit de mon imagination, était ce un rêve ? Moi seul le sais.

                   Alors pour le moment et pour fêter mon soit disant courage  alors viens et rions : ha ! Ha ! Ha ! Ha ! 

                                                                                                                                                         Joel


  

                                                                                                                                                             

Par jojodutrain - Publié dans : poème
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Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /2009 23:50



Un joli rêve

 

 

 

Voila peut être que tu ne me croiras pas

J’ai fait un joli rêve mon gentil papa.

Dans un autre univers je nous voyais ensemble

Nous imaginant tous les deux mon coeur en tremble.

 

Pour mon seul plaisir et pour accomplir mes rêves

Un grand vaisseau nous le construirons sur la grève.

La coque sera faite en assemblant des noix

Par milliers et on la surmontera d’un toit.

 

Le bel emblème de notre fanion sera

« L’amour sur notre terre » mon gentil papa.

Allons dis moi vite crois tu au féerique 

Ce joli monde étrange où tout devient magique. 

 

Rendons la vraiment belle sans cette misère

Je ne vois aucun mal d’essayer de le faire.

L’intérieur divisé en grands compartiments,

Recevra ainsi les divers assortiments.

 

Voguons propulsés par notre imagination.

Comprenons, assumons, ramassons, nettoyons,

Ecumons ces foyers de leurs travers hostiles,

De leurs pamphlets et ricanements imbéciles.

 

Remplissons bien nos cales de leurs avarices,

De toutes leurs attitudes qui les mènent aux vices.

Confisquons ces mauvais mots de vulgarité,

Ces idioties menant à la méchanceté.

 

Rétablissons l’équilibre entre les humains

Que chacun reçoive sa part égale en biens.

Entassons tous les sentiments nuisibles   

Qui nous affaiblissent à leurs caprices pénibles.

 

Eloignons le tout jusqu’au fin fond de l’espace,

Faisons cet effort pour conserver notre race.

Parcourons autant de voyages désirés

Pour que nos rêves puissent se réaliser.

 

Un jour peut être apparaîtra ce bel amour

Dont veulent la plupart des êtres pour toujours.

Même si les hommes toujours au loin explorent

Le rêve nous emportera plus loin encore.

 

 Faisons de notre action une belle victoire.

Pour la réaliser moi je veux bien y croire. 

Si le bateau ne tient pas mon gentil papa,

Nous en reconstruirons d’autres ne t’en fais pas.

 

Joel

Par jojodutrain - Publié dans : poème
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